Madame, Monsieur!
Veuillez trouver ci-jointe une information pour la presse, résumé du
congrès international
«Le Parental Alienation Syndrome(PAS): Défi interdisciplinaire à
relever par les métiers impliqués dans le divorce»
Ce congrès réunissant 300 participants de 16 nationalités différentes fut
organisé dans le contexte suivant:
Parallèlement à l’augmentation des divorces, nous assistons à un nombre
croissant de cas de familles divorcées dont un des parents essaye d’aliéner
l’enfant commun et de contrecarrer les contacts avec l’autre parent. La
destruction des relations naturelles qui s’ensuit, traumatise considérablement
les enfants concernés ainsi que les parents aliénés. La dégradation des
relations familiales est une des racines de l’essor des phénomènes de
déstructuration de la société (p. ex.: adolescents violents, problèmes de
dépendances, troubles de la performance). Il en résulte un défi croissant que
devront relever les juges aux affaires matrimoniales, avocats, agents des
offices pour la jeunesse, experts, médecins pédiatres, psychiatres et
pédopsychiatres, thérapeutes et fonctionnaires judiciaires en charge de la
procédure.
Information
pour la presse
Résumé / conclusion du congrès
international :
«Le Parental Alienation Syndrome(PAS): Défi interdisciplinaire à
relever par les métiers impliqués dans le divorce»
des 18 et 19 octobre 2002 à Francfort sur le Main
On peut tout acheter - sauf une
mère et un père (proverbe tamile).
A l’époque de la dérégulation des relations, du féminisme, de
l’idéalisation de la vie célibataire, du culte de la famille monoparentale, le
congrès sur le PAS (Parental Alienation Syndrome) a fait gagner à ce proverbe
une actualité toute nouvelle. Les 18 et 19 octobre 2002 a eu lieu à l’hôtel
Maritim de Francfort sur le Main en Allemagne une conférence placée sous la
direction du psychiatre allemand de Würzburg M. Wilfrid von Boch-Galhau,
réunissant un public nombreux de 300 participants appelés à traiter du
phénomène de l’aliénation de l’enfant par rapport à un de ses parents suite à
la séparation, voir du divorce de ses parents.
Venus des USA, M. Richard Gardner, fondateur d’une nouvelle catégorie de
troubles susceptible d’être admise au manuel diagnostique américain DSM-V dès
2010, a compté parmi les intervenants. Il fut accompagné des deux experts de
psychologie clinique et spécialistes du PAS Messieurs Richard Warshak et
Christopher Barden. Leurs exposés se sont fondés sur des études de cas et leurs
longues expériences faites avec des membres de familles de personnes atteintes
du PAS.
Les participants venaient de 16 pays différents et faisaient partie de
toute une variété de métiers impliqués, prouvant ainsi le caractère brûlant,
mais aussi de l’étendue de la problématique. Les deux jours de réunion ont vu
naître un échange passionnant entre psychologues, psychothérapeutes,
psychiatres (de l’enfant), juges, experts, travailleurs sociaux, pédagogues et
médecins généralistes et pédiatres, échange qui est resté centré sur les
compétences de chacun des spécialistes concernés, mais aussi sur les aspects
interdisciplinaires que revêt le thème des «enfants de parents séparés». Fait
inhabituel pour un congrès de spécialistes: nombreux étaient les mères, pères,
grands-parents et enfants adultes de parents divorcés qui étaient venus
participer au débat, et qui de manière très engagée ont apporté leur
contribution à la discussion et rapproché les aspects théoriques du PAS du
monde réel marqué par la souffrance liée à l’intervention des offices
d’assistance aux jeunes et des tribunaux ainsi que par les drames humains. La
participation des personnes concernées et les discussions de fond ont débouché
sur des entretiens et des rencontres animés et intenses susceptibles de fournir
des impulsions nouvelles aux travaux de recherche sur la problématique du PAS –
et des incitations importantes aux praticiens judiciaires au niveau des
tribunaux aux affaires matrimoniales.
Aliénation et abus émotionnel
L’exposé introductif du professeur Gardner a donné un aperçu du thème; il
s’est référé à son ouvrage fondamental intitulé «Parental Alienation Syndrome. A Guide for Mental Health and Legal
Professionals”. Selon Gardner, le PAS
est un sous-type de l’aliénation parentale, caractérisé par l’influence ciblée
ou quelquefois inconsciente exercée par l’un des parents à l’égard de son
enfant et qui se dirige contre l’autre parent. Un aspect typique qui marque les
enfants atteints du PAS consiste en un refus irrationnel d’un de leurs parents,
étayé parfois par des arguments absurdes, et en un manque d’ambivalence
naturelle à l’égard de leurs deux parents en adoptant – parfois littéralement –
les énoncés et les attitudes de leur parent aliénateur sans avoir réellement
fait d’expériences négatives personnelles. Dans l’exposé de M. Warshak, il
était question de lavage de cerveau, de programmation et de formation de
stéréotypes chez l’enfant. Les intervenants n’ont cessé de souligner qu’il
s’agit là d’une forme d’abus émotionnel. M. Christopher Barden, Mme Lena
Hellblom-Sjörgren et Mme Astrid Camps ont mis l’accent sur l’aggravation du
conflit suite aux attestations (de complaisance) délivrées notamment par des
pédiatres et des psychiatres de l’enfant et qui imputent à l’influence du
parent vivant séparé l’agressivité et les réactions psycho-somatiques observées
chez les enfants avant et après les visites de celui-ci.
Aides pour enfants aliénés
L’intervention de la fondatrice de la Rachel
Foundation, Mme Pamela Stuart-Mills-Hoch, qui a fait part de son destin
personnel de victime a laissé une influence durable. Ayant perdu ses quatre
enfants, elle était au début condamnée à subir sans défense les souffrances de
l’aliénation parentale pour rétablir plus tard le contact avec ses enfants avec
l’assistance de Messieurs Gardner et Warshak. Après avoir perdu toute autorité
parentale au début, elle s’était fait rouer de coups et traiter de «putain» et
de «garce» lors des premières rencontres avec ses enfants. C’est avec son mari
M. Robert Hoch qu’elle a pu développer plus tard la combativité nécessaire à la
réintégration d’enfants fortement aliénés. La problématique fut illustrée par
des exemples de cas concrets d’enfants adultes de parents divorcés, de parents
et de grands-parents concernés. C’est le psychologue M. Uwe Jopt de Bielefeld
qui a fait remarquer que le PAS n’est pas un phénomène transitoire et que même
10 à 15 ans plus tard, les enfants aliénés n’ont rien perdu de leur agressivité
et du refus de l’un de leurs parents. Ces personnes sont souvent incapables d’avoir
des relations d’amour satisfaisantes – à moins d’avoir recours à l’aide
professionnelle d’un psychologue. La rupture des relations, c’est leur manière
de résoudre les conflits. Elles sont susceptibles de retransmettre leur sort à
la génération suivante.
Erreurs de justice
L’intervention du juriste M. Kurt Ebert d’Innsbruck a présenté des
décisions erronées rendues par des tribunaux nationaux et internationaux,
décisions marquées par la méconnaissance du phénomène PAS. Il a parlé de
parents que les tribunaux ont – sans raison plausible - autorisés à voir leurs
enfants une seule fois par trimestre et sous la surveillance de travailleurs
sociaux. Il a souligné en outre qu’il existe bien des droits des femmes, des
droits des hommes et des droits des enfants, mais qu’il n’y a pas de droits de
la famille reconnus au niveau du droit international. Il cite le droit
international qui stipule que la famille est le noyau de la société étatique.
Et il souligne qu’il est d’une importance essentielle de protéger la famille –
aussi sous l’angle des droits de l’homme.
Les juges Messieurs Harald Schütz et Franz Weisbrodt ont indiqué qu’il ne
faut pas se tromper quant au bien-être de l’enfant: il ne s’agit pas de céder à
sa volonté, mais plutôt d’agir pour son mieux. Il a illustré à titre d’exemple,
que ce n’est pas un bon choix de ne pas envoyer l’enfant à l’école chez le
médecin, tout simplement parce qu’il n’en a momentanément pas envie. Ce point a
fait réagir les critiques de la théorie du PAS qui attachent beaucoup
d’importance à la formation de la volonté de l’enfant, même si l’aliénation
ciblée de l’enfant est déjà en cours. Le psychanalyste M. Helmut Figdor a présenté plusieurs
modèles correspondants qui permettent d’expliquer les symptômes
psychosomatiques et le refus des enfants de parents séparés de fréquenter l’un
de leurs parents.
Équipes pluridisciplinaires
Les exposés des conférenciers et les interventions des participants ont
fait ressortir que le seul moyen d’éviter que les enfants de parents séparés ne
développent un syndrôme d’aliénation consiste à faire coopérer les métiers
impliqués dans le divorce mentionnés précédemment. Compte tenu du rôle dominant
que joue la notion du temps notamment chez les enfants en bas âge, il est d’une
importance essentielle de faire intervenir sans délai l’office d’assistance aux
jeunes et les tribunaux aux affaires matrimoniales en cas d’entrave aux visites
ou d’empêchement de ces dernières. Il serait en outre plus facile d’éviter des
litiges surabondants, s’il était interdit d’enlever un enfant à son foyer
parental avant que les parents n’aient conclu un accord sur les droits de
visites futurs.
Les auteurs:
Dr. Walter Andritzky, psychothérapeute / psychologue, expert judiciaire aux
affaires matrimoniales
Maunela Andrich, M.A., pédagogue, philologue
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(NB: Ce text est également disponible sous forme électronique par e-mail)
Pour toute question complémentaire s’adresser à:
Arbeitsgemeinschaft PAS
att: M. Dr. med. Wilfrid von Boch-Galhau
Oberer Dallenbergweg 15
D-97082 Würzburg
Téléphone: +49 (0) 931 883892
Télécopie: +49 (0) 931 77082
Würzburg, le 6 novembre 2002